Pour aller plus loin – Été plus chaud : l’arbre peut-il redevenir un allié des parcelles agricoles ?
Nos articles signatures • 30/09/2026 • 3 min
Cette section permet d’approfondir les connaissances, de zoomer sur le chercheur et ses publications.
- Pour aller plus loin
Points à retenir
L’arbre modifie réellement le microclimat des parcelles : baisse des températures estivales, amplitudes thermiques atténuées et humidité de l’air légèrement plus élevée à proximité des alignements d’arbres.
Son impact sur l’eau est plus nuancé qu’il n’y paraît : compétition en surface en période sèche, mais complémentarité en profondeur en hiver, avec une redistribution de la ressource plutôt qu’une simple captation.
L’agroforesterie n’est pas une solution universelle : ses effets dépendent des objectifs de production. FR-eau-MAGE fournit des données locales pour aider les agriculteurs à décider en connaissance de cause.
Exemples de méthodologie et matériel
Approche comparative spatiale : mesure des paramètres au pied de l’arbre (effet maximal attendu) et au milieu du champ (effet minimal), afin d’estimer l’impact direct de l’arbre.
Idéal expérimental théorique : comparaison entre parcelle agroforestière, parcelle agricole sans arbres et parcelle forestière sans culture — adaptée ici aux contraintes du terrain agricole.
Suivi multi-paramètres :
- microclimat (température, humidité, précipitations via stations météorologiques),
- humidité du sol (sondes à 30 et 60 cm),
- teneur en carbone,
- fertilité des sols (en collaboration avec le Laboratoire Agronomie et Environnement),
- rendement fourrager.
Dispositifs installés en conditions réelles d’exploitation, avec démontage temporaire du matériel lors des travaux agricoles (labour, semis, fauche).
Contraintes spécifiques au terrain : re-stabilisation nécessaire des sondes après réinstallation, entraînant des interruptions ponctuelles dans les séries de mesures.
Dialogue étroit avec les agriculteurs, afin d’articuler exigences scientifiques et impératifs de production.
Collaborations du laboratoire
Six agriculteurs partenaires, répartis dans le Grand Est (dont un site dans les Vosges en partenariat avec la société Agrivair), impliqués volontairement dans le suivi scientifique de leurs parcelles agroforestières.
SilvaTerra, cabinet de conseil en agroforesterie, assurant le lien avec le monde agricole et l’accompagnement des exploitants dans le cadre de FR-EAU-MAGE.
Laboratoire Agronomie et Environnement (LAE), partenaire scientifique, intervenant notamment sur les analyses de fertilité des sols et les dynamiques biogéochimiques.
Chambres d’agriculture (dans le cadre du projet PotA-GE), facilitant l’interface entre recherche et acteurs agricoles.
OFB (Office français de la biodiversité) et ADEME, organismes financeurs des projets successifs.
Publications et engagements scientifiques
Présentations lors de congrès nationaux et internationaux consacrés à l’agroforesterie, notamment autour des dispositifs expérimentaux et des plantations atelier.
Organisation et participation à des séminaires scientifiques en 2025, consacrés aux thématiques « Sol et agriculture », avec restitution des résultats des projets financés.
Valorisation scientifique en cours : résultats partiellement consolidés, publications dans des revues à comité de lecture en préparation.
Anecdotes et actions citoyennes
Organisation d’une journée de restitution à destination des agriculteurs du réseau, avec présentation des résultats et visites de parcelles agroforestières.
Réalisation de capsules vidéo synthétisant les conclusions principales du projet, destinées aux utilisateurs et aux acteurs du monde agricole.
Élaboration d’une plaquette de vulgarisation pour diffuser les résultats auprès des exploitants et partenaires.
Rencontres et temps d’échange avec les agriculteurs partenaires, afin de recueillir leur retour d’expérience sur la collaboration et l’implantation des dispositifs.
Animation et coordination assurées par SilvaTerra, facilitant le dialogue entre chercheurs et monde agricole.
Implication active des exploitants, qui ouvrent leurs parcelles aux suivis scientifiques et participent à la production de références locales.