CP Journée internationale des femmes et des filles de science – 11 février 2026

De la paillasse au pitch : le nouveau visage des femmes scientifiques

Bonjour,

Être une femme scientifique ne se résume pas à travailler derrière une paillasse ! À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, le 11 février 2026, je vous propose un coup de projecteur sur celles qui ont choisi de se lancer dans l’entrepreneuriat scientifique, à l’image de Muriel Barbier-Boileau, CEO de Profilia, une start-up spécialisée dans l’identification de molécules d’intérêt issues d’extraits naturels et de biomasses.

 

L’occasion de faire autrement, de tester autre chose.

Rien ne la prédestinait pourtant à diriger une entreprise. Après huit années passées dans différents laboratoires, Muriel s’apprête à partir en congé maternité lorsqu’une opportunité inattendue se présente. « Ce n’était pas du tout prévu. On nous a proposé cette aventure, et l’opportunité était incroyable. On ne se pose pas mille questions, on fonce », raconte-t-elle. Avec trois collègues, elle se lance dans la création de la start-up. « C’était l’occasion de faire autrement, de tester autre chose. Et puis, nous étions trois, c’était rassurant, surtout que nous n’avions aucune compétence en gestion d’entreprise au départ. D’où l’importance d’être accompagné par des institutions comme Unys* en Lorraine » ajoute-t-elle.

Aujourd’hui, elle mesure le chemin parcouru. « Quand je regarde mon parcours, c’est presque un rêve de me retrouver à la tête d’une start-up. » Passionnée de sciences dès le collège, Muriel choisit un bac technologique, attirée par la pratique plutôt que par la théorie et le côté trop scolaire. Elle poursuit en BTS biotechnologie, séduite par l’encadrement et les périodes de stage, avant d’effectuer une mobilité en Irlande. L’expérience internationale agit comme un déclic : elle complète son cursus par une licence professionnelle afin d’élargir ses perspectives et d’obtenir un diplôme reconnu au-delà des frontières.

Diriger une entreprise scientifique en tant que femme n’a jamais été, pour elle, un obstacle. « Ce n’est pas toujours simple, mais ça vaut le coup. L’entrepreneuriat m’a fait gagner en expérience et en confiance. » Si les femmes restent encore minoritaires dans certains secteurs, notamment la pétrochimie ou l’agriculture, des réseaux comme Lorraine Inside contribuent à faire évoluer les lignes. « Ces initiatives rappellent que nous ne sommes pas seules. C’est motivant. » Reste toutefois un défi culturel. « Dans certains pays encore peu ouverts, la figure de la “business woman” peine à être pleinement reconnue. » Un constat lucide, qui n’entame en rien sa détermination.

Dans le cadre de la journée internationale des femmes et des filles de science du 11 février, souhaiteriez-vous réaliser un focus sur le parcours de Muriel Barbier-Boileau ? Je reste à votre disposition pour organiser une interview et vous transmettre plus d’informations.